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Comment maîtriser son budget alimentaire ?

Entre pénuries alimentaires et inflation, le budget alimentation n’a jamais autant préoccupé les Français·es. Pour ne rien arranger, une étude parue en mai prévoit que ce poste de dépenses pourrait augmenter de 224 € en moyenne par foyer, sur l’année 2022*. 
Face aux augmentations incessantes des denrées alimentaires, revoir ses habitudes d’achat devient une nécessité.

Comment alléger son budget courses en quatre étapes ? 

Étape n°1 : vérifier ses placards

Stocker 4 paquets de pâtes, 3 conserves de pois chiches et 6 boîtes de sardines n’a aucun intérêt, sauf si vous vous préparez à tenir un siège. Cela vous encombre inutilement et vous fait dépenser plus que ce que vous ne consommez réellement. 
La première étape consiste donc à vérifier vos placards, réfrigérateur et congélateur, pour faire l’inventaire de vos denrées. Il vous reste une plaque de beurre à peine entamée ? Parfait, c’est toujours ça de moins à acheter. Une sauce bolognaise se cache dans votre congélateur ? Voilà de quoi concocter une assiette de pâtes. C’est déjà un menu en moins à prévoir. Pareil pour les épices que vous possédez déjà sûrement, ainsi que les œufs et tous les produits secs. Une fois que vous avez une idée de ce qui se trouve dans vos placards, essayez de réfléchir à comment les assembler pour constituer des repas.

Étape n°2 : prévoir ses menus

Réduire ses dépenses rime souvent avec organisation, y compris en matière d’alimentation. Anticiper vos repas vous permettra de faire les courses en sachant quoi acheter. Évidemment, trouver 14 entrées, plats et desserts (sans compter les petits-déjeuners et goûters) peut sembler difficile de prime abord, mais en réalité, vous n’aurez pas besoin d’autant d’idées. Commencez déjà par déduire de ce nombre, les jours où vous mangerez à l’extérieur. Si vous vous rendez sur votre lieu de travail 5 fois par semaine, ou au contraire, télétravaillez 4 jours, ce ne sera pas le même nombre de menus à prévoir, à moins que vous n’emportiez votre propre lunch box. Dans tous les cas, sachant que nous ne faisons pas des repas différents tous les jours de la semaine, et qu’il y a bien souvent des restes, le nombre de menus à prévoir se situe plutôt entre 7 et 10. 
Vous manquez d’inspiration ? N’hésitez pas à jeter un œil à nos menus de la semaine dans lesquels vous trouverez des recettes faciles et de saison. En écho à notre conseil précédent, souvenez-vous que le contenu de vos placards est aussi une source d’idées.

À lire :

Étape n°3 : dresser sa liste de courses (et s’y tenir)

Les placards : check. Les menus : c’est ok. Félicitations, vous pouvez maintenant dresser la liste de courses ! Inscrivez tous les ingrédients nécessaires, retirez les ingrédients figurants en double, à moins que vous en ayez besoin en plusieurs exemplaires. Essayez également d’estimer les quantités. Il est par exemple inutile d’acheter un sac de trois kilos de légumes, si vous n’avez besoin que de deux carottes. 
Vous pouvez même y noter les produits les plus anodins, comme une tablette de chocolat ou un paquet de gâteaux. Cela vous permettra de vous rendre compte de vos dépenses et d’éviter les mauvaises surprises.  

Étape n°4 : penser stratégiquement en magasin 

« Maintenant que je suis en magasin avec ma liste de courses, je fais quoi ? » Ne vous inquiétez, on n’avait pas l’intention de vous laisser tomber en si bon chemin. 
Premièrement, évitez les rayons dans lesquels vous n’avez rien à faire, même si vous avez peur « d’avoir oublié quelque chose ». Rappelez-vous, vous connaissez le contenu de vos placards sur le bout des doigts, savez quels repas préparer cette semaine, et avez dressé une liste complète des ingrédients à acheter. Une incursion impromptue aux rayons des biscuits apéritifs n’est donc pas nécessaire, surtout quand on essaie de respecter un budget.  
Ensuite, en termes de choix des produits, tout dépend de vos habitudes. À titre informatif, les marques distributeurs sont généralement moins chères, avec une qualité quasi-équivalente aux produits de grandes marques. En revanche, attention aux promotions. Souvent, elles sont effectives sur des aliments dont vous n’avez pas besoin. Certes, sur le moment, cela semble être une bonne affaire, mais sur le long terme, la facture grimpe. En revanche, si c’est justement le produit de la marque que vous cherchiez, foncez ! Aussi, sachez que les aliments mis en avant dans le magasin ne sont jamais les moins chers. Les produits économiques se cachent ainsi tout en bas des rayons.
Enfin, n’oubliez pas de toujours vérifier le prix au kilo, quand vous comparez des aliments. C’est le meilleur indice pour vous aider à choisir.

Quelques astuces en plus pour faire des économies  

Allez faire les courses le ventre plein (et de bonne humeur)

C’est un conseil que vous avez sûrement déjà entendu. En effet, il n’y a rien de pire que d’aller faire les courses en ayant faim. Cela augmente considérablement le risque de craquer sur des produits imprévus, souvent des snacks assez chers. De même, faire des achats en étant contrarié·e, anxieux·se ou fatigué·e, peut aussi porter préjudice à votre budget. On sera ainsi plus facilement tenté·e de se réconforter avec la nourriture et de glisser un ou deux paquets de gâteaux en plus dans notre panier. 

Adoptez les réflexes anti-gaspi

Non seulement le gaspillage est mauvais pour la planète, mais c’est aussi l’ennemi de votre portefeuille. Pour chaque aliment gâché, ce sont quelques centimes ou euros jetés. Le tout mis bout à bout, cela fait une certaine somme. Ainsi la FAO estime que chaque année, chaque foyer jette l’équivalent de 500 à 1500 € de denrées pourtant encore consommables. Ce montant ne prend donc même pas en compte les aliments que l’on laisse s’abîmer.
Voici donc quelques conseils pour limiter ses déchets qui feront du bien au porte-monnaie.

Au magasin

Aujourd’hui, la plupart des épiceries et magasins ont des rayons anti-gaspi. Et s’il y a bien un endroit où vous pouvez faire des bonnes affaires, c’est ici. Les réductions applicables aux aliments à date limite de consommation courte (DLC) vont généralement de 30 à 50 %. Car oui, ces produits sont toujours consommables et certains le seront encore, même une fois la date dépassée. 
Attention, cela n’est pas le cas des produits frais comme la viande, le poisson, les œufs, ou les fruits et légumes prédécoupés. 

À la maison

Sans passer au zéro déchet du jour au lendemain, on essaie de jeter le moins possible en réutilisant les restes et on se met à la cuisine anti-gaspi. Des épluchures de légumes feront ainsi des chips plus saines, et une carcasse de poulet, un bouillon de poulet. Il reste une demi-portion de poêlée de légumes ? Plutôt que de la jeter, ajoutez-la à des œufs battus pour en faire une omelette. Dans le même esprit, une courgette un peu flétrie pourra servir à préparer de surprenant moelleux chocolat-courgette. 

Privilégiez les produits de saison

Manger des tomates en décembre et du chou-fleur en août, c’est non seulement mauvais pour la planète, mais aussi pour vos finances. Plus un produit vient de loin, plus son prix est élevé, le coût du transport se répercutant directement sur l’acheteur. Attendez donc que ce soit la pleine saison avant d’acheter des fruits et légumes. Ils seront nettement plus savoureux, et vendus à un meilleur prix.  

Mettez-vous au fait maison

Beurre de cacahuètes, mélange d’épices, pépites de chocolat… En réalité, il y a un bon nombre de produits d’épicerie que l’on peut faire soi-même, avec des ingrédients que l’on possède tous·tes dans nos placards. Même un étant peu équipé·e, un bon mixeur et un couteau feront des merveilles. Et les avantages sont multiples, non seulement le coût de revient est beaucoup moins élevé, mais en plus, vous maîtrisez la liste des ingrédients de A à Z. À vous le sucre glace, les purées d’oléagineux et les laits végétaux maison, sans dépenser un centime de plus. 

* Source : Allianz Trade, Inflation alimentaire 2022

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